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Pôle de compétitivité- 28/02/2005

Les neuf projets candidats de la région


Neuf projets de pôles de compétitivité sont remis ce lundi 28 février au préfet de région Paca. En France, près d'une centaine de candidats se sont déclarés. Seuls 10 ou 15 seront retenus. Présentation des projets régionaux.

Par Marie-Pierre Vega

Solutions communicantes sécurisées
Ce projet, qui figure parmi les favoris dans la course à la labellisation, couvre la microélectronique, les logiciels et les télécommunications. 44 entreprises y participent dont STMicroelectronics et Atmel à Rousset, Gemplus à Gémenos, Texas Instruments et Philips à Sophia-Antipolis. Sont également associées les cinq universités de la région, dix laboratoires de recherche et sept associations. Cette candidature s’appuie sur les plates-formes de mutualisation de R&D du Centre de microélectronique intégré (CIM) Paca. Objectif : mettre un coup d’arrêt aux délocalisations, attirer de nouvelles entreprises et renforcer l’innovation.

Fruits et légumes
Le projet de “Pôle européen d’innovation fruits et légumes” s’organise autour du technopôle Agroparc (Avignon), qui compte 100 entreprises, six centres de recherche, 11 centres de formation et 50 organismes professionnels. La Communauté d'agglomération du Grand Avignon (Coga) et le Critt agroalimentaire Paca portent le dossier. Le projet ambitionne de répondre à un enjeu de santé publique (augmentation de la qualité et de la consommation de fruits et légumes) et à une problématique économique, avec la création de 1 000 emplois à cinq ans et la stabilisation de la production agricole et des emplois qui y sont liés.

Photonique
“Photonique : systèmes complexes d’optique et d’imagerie” s’inscrit dans la continuité d’Optitec, projet de pôle européen de R&D acté par le Ciadt de décembre 2003. Cette candidature est portée par POPSud (Pôle d’optique et de photonique), qui regroupe en Paca les acteurs académiques et industriels de la photonique. Elle est soutenue par Alcatel Space (Cannes) et Seso (Aix). Le projet prévoit un investissement public et privé de 20,4 M€ en trois ans et “une croissance des emplois à court terme de plus de 20%”. Ce secteur comptabilise 3 000 emplois directs dans les entreprises, pour un CA de plus de 720 M€, et 1 000 chercheurs publics.

Mer et sécurité
La DCN Toulon, Cnim (La Seyne-sur-Mer), ECA (La Garde), 60 industriels et 40 centres de recherche, écoles et universités proposent un projet ciblé sur “Mer, sécurité et sûreté, développement durable”. Il se déclinera en cinq thèmes : sécurité et sûreté maritimes, ingénierie, maintenance et services navals, ressources énergétiques marines, ressources biologiques marines, environnement et génie côtier. L'une des ambitions est de faire de la région “un centre d’expertise international dans la maîtrise du milieu marin et de ses risques environnementaux”. Dans le Var, le secteur maritime génère 17 000 emplois directs et un CA de 3 Md€.

Innovations thérapeutiques
Localisé sur Paca et Monaco, ce pôle ouvrira des passerelles avec le Languedoc-Roussillon et Rhône-Alpes. Porté par Bioméditerranée, cluster de biotechnologies de Paca, le projet bénéficie de l’engagement de laboratoires pharmaceutiques (Sanofi-Synthélabo à Sisteron, Arkopharma à Carros...), de sociétés de biotechnologies et de sciences du vivant (Innate Pharma, Immunotech à Marseille...) et d’acteurs académiques comme l’Inra, le CNRS, l’Inserm, le Cancéropôle et le Génopôle. Les candidats se positionnent sur “la phase pré-clinique à l’intersection de la recherche fondamentale et de la recherche clinique privée”. En Paca, 4 300 chercheurs publics et 120 entreprises générant plus de 7 000 emplois directs travaillent dans les sciences du vivant.

Energies
EDF et le CEA (Cadarache) pilotent “Energies non productrices de gaz à effet de serre”. Le pôle s’appuierait sur l’existence en Paca de deux plates-formes européennes de R&D (sur l’énergie de fusion et sur la fission) et deux pôles de compétences (biocarburants et co-génération, et hydraulique). Autres atouts selon les candidats : la forte croissance du marché de l’éolien et plusieurs initiatives régionales de la maîtrise de la demande en énergie.

Gestion des risques
Le pôle “Gestion des risques et vulnérabilités des territoires” pourrait générer, au minimum, 900 emplois par an, dont 600 emplois dans les risques industriels et 300 dans les risques urbains en Méditerranée, en Inde, en Chine et au Brésil. Piloté par BP, Shell, Esso, Total et Sollac (Etang de Berre), l’Europôle de l’Arbois et la technopole de Sophia, le pôle vise la création de trois plates-formes technologiques dédiées à “l’évaluation et la qualification des nouveaux services et technologies innovantes”, “la vision globale des risques industriels” et “l’amélioration des capacités de diagnostic dans les zones urbaines”. La création d’un Centre euroméditerranéen d’expertise technique et scientifique sur les risques est également au programme.

Parfums et arôme
Le projet “Arômes, parfums, senteurs, saveurs” tire sa légitimité du bassin de Grasse, qui concentre 50% des emplois nationaux dans les produits aromatiques. Paca regroupe par ailleurs 5 000 emplois dans les produits cosmétiques et agroalimentaires aromatisés. Trois projets sont envisagés : création d’outils de caractérisation des produits naturels, développement de modèles in vitro d’analyses toxicologiques et élaboration d’une réglementation et de normes pour les matières 1ères naturelles. Les fondateurs sont le Sniaa (Syndicat national des industries des arômes alimentaires), Prodarom (Syndicat national des fabricants de produits aromatiques), la Communauté d’agglomération de Grasse et le Pays de Haute-Provence.

Défense
Eurocopter, Dassault et Alcatel Space sont les maîtres d'œuvre d'un pôle “Simulation, essais, mesures pour l'aéronautique, le spatial et la défense”, porté par l'UIMM Provence. Des laboratoires et écoles, dont l'Egim (Ecole généraliste d'ingénieurs de Marseille) et Polytech Marseille, et 180 PME sont de la partie. L'aéronautique, le spatial et la défense pèsent 5 Md€ de CA et emploient 80 000 personnes (35 000 civils, 45 000 militaires). Trois programmes de recherche seront développés : l'hélicoptère tous temps, le programme Galiléo (GPS européen) et les drones de combat et drones civils. Parmi les objectifs poursuivis : diminuer de 30% en cinq ans les coûts de simulation, d'essais et de mesures, réduire les effets polluants et gagner un à deux points de part de marché par an.

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