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Petit lexique administratif


Parce qu’il est quelquefois difficile de retrouver son chemin dans la jungle des termes nés de la décentralisation et du développement des aides européennes, Sud Infos vous propose un mini-dictionnaire à consulter sans modération, en deux parutions.

 

Communauté d’agglomération
•Communauté de communes
•Communauté urbaine
•Contrat montagne
•Contrat territorial d’exploitation (CTE)
•Dotation globale d’équipement (DGE)
•Dotation globale de fonctionnement (DGF)

•Directives territoriales d’aménagement (DTA)
•Établissements publics de coopération intercommunale (EPCI)
•Feder (Fonds Européen de Développement Régional)
•Interreg (Inter régional)
•Leader + (Liaison Entre Acteurs du Développement Régional)
•Pays
•Plan local d’urbanisme (PLU)
•Plan de déplacements urbains (PDU)
•Plans d’occupation des sols (POS)
•Schéma de cohérence territoriale (Scot)
•Loi sur la Solidarité et le Renouvellement Urbains (SRU)
•Syndicat intercommunal à vocation multiple (Sivom) / Syndicat intercommunal à vocation unique (Sivu)

•Zone d’aménagement concerté (ZAC)

Sources : Les définitions proposées ont été collectées auprès du Secrétariat général pour les affaires régionales, mais aussi sur le site de la Gazette des communes (www.lagazettedescommunes.com/
encyclopédie/index.asp), qui propose une encyclopédie territoriale en ligne, ainsi que dans différents glossaires répertoriés par le site Urbamet
(www.urbamet.com/doc/ glossaires.htm).

Communauté d’agglomération
La communauté d’agglomération est un nouvel EPCI (Etablissement public de coopération intercommunale, voir ci-dessous) créé par la Loi Chevènement de juillet 1999 pour répondre aux besoins d’organisation urbaine. Elle doit regrouper un ensemble de communes de plus de 50 000 habitants, d’un seul tenant et sans enclave autour d’une ou plusieurs communes de plus de 15 000 habitants. Les compétences obligatoires sont : le développement économique, l’aménagement spatial, l’habitat, la politique de la ville. La communauté d’agglomération doit en outre exercer une des compétences optionnelles suivantes : voirie, assainissement, eau, environnement, cadre de vie, équipements culturels et sportifs. Elle perçoit la Dotation globale de fonctionnement (DGF, lire ci dessous, 40 € par an et par habitant), une taxe professionnelle unique et le produit du “versement transport”.
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Communauté de communes
EPCI regroupant plusieurs communes d’un seul tenant et sans enclave, comptant jusqu’à 50 000 habitants s’il n’y a pas de communes de plus de 15 000 habitants, la communauté de communes a été créée par la loi de 1992. Elle exerce de plein droit, à la place des communes membres, des actions relevant de l’aménagement de l’espace et du développement économique. Elle exerce également les compétences relevant d’au moins un des groupes suivants : environnement, logement/cadre de vie, voirie, équipements culturels et sportifs, enseignement préélémentaire et élémentaire. Elle dispose d’un pouvoir fiscal propre. Elle peut opter pour un régime de taxe professionnelle unique dont le produit est encaissé par la communauté de communes. Elle perçoit la DGF (20 € par an et par habitant).
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Communauté urbaine
La communauté urbaine a été créée en 1966 pour gérer les agglomérations. Le seuil antérieurement fixé à 50 000 puis 200 000 habitants est porté par la Loi Chevènement à 500 000 habitants. La communauté exerce de plein droit, à la place des communes membres, des compétences étendues dans le domaine de l’aménagement de l’espace, du développement économique et de la réalisation de grands équipements urbains. Elle dispose d’une véritable autonomie puisqu’elle perçoit une fiscalité propre et a accès à la DGF (75 € par an et par habitant).
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Contrat montagne
Contrat de territoire préfigurant le “Pays” de la loi Voynet, le Contrat-montagne rassemble des structures intercommunales porteuses de la démarche (communautés et associations de communes). Conclu pour les années 2000-2003, il est l’outil principal de mise en œuvre des politiques publiques partenariales de développement durable et de réalisation des opérations de développement touristique des stations de sport d’hiver dans le cadre du Contrat de Plan Etat-Région.
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Contrat territorial d’exploitation (CTE)
Le Contrat territorial d’exploitation (CTE) permet à l’agriculteur volontaire de s’engager avec les pouvoirs publics (les préfets). Instruments d’appui aux projets économiques des exploitations agricoles, les CTE prennent en considération les objectifs de création de valeur ajoutée : création d’emplois, innovation, préservation des ressources naturelles, gestion de l’espace ou réalisation d’actions d’intérêt général.
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Dotation globale d’équipement (DGE)
La Dotation globale d’équipement (DGE) est une dotation de l’Etat attribuée aux communes, aux départements, à leurs groupements, ainsi qu’aux services d’incendie et de secours (Sdis) et aux centres de la fonction publique territoriale, au prorata des dépenses directes d’investissement effectuées par ceux-ci pendant l’année en cours. (Textes de référence : Articles L 2334-32 et suivants, L 2522-1, L 2563-5 et suivants, L 3334-10 et suivants, L 5211-23 du code général des collectivités territoriales.)
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Dotation globale de fonctionnement (DGF)
Dotation de l’Etat aux collectivités territoriales pour le financement de leurs dépenses de fonctionnement se répartissant en diverses attributions : communes et départements. (Textes de référence : Articles L 1613-1 et L 1613-2 du Code général des collectivités territoriales.)
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Directives territoriales d’aménagement (DTA)
Mises en place par la Loi Pasqua, confirmées par la Loi Voynet, elles précisent, pour des morceaux de territoire, les modalités d’application des lois d’aménagement et d’urbanisme adaptées aux particularismes locaux. Elles fixent ainsi les objectifs de l’Etat en matière de localisation des grandes infrastructures de transport et de grands équipements ainsi qu’en matière de préservation des espaces naturels, des sites et des paysages.
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Établissements publics de coopération intercommunale (EPCI)
La coopération intercommunale peut prendre des formes juridiques variées : régie, SEM, association, convention simple. L’EPCI en est la forme la plus élaborée. Elle se décline en plusieurs types aux moyens plus ou moins importants (voir ci-dessus). L’EPCI peut être financé par les contributions des communes membres ou par une fiscalité propre : syndicat intercommunal à vocation unique ou à vocation multiple (syndicat mixte), district, communauté urbaine, communauté de communes, communauté d’agglomération.
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Feder (Fonds Européen de Développement Régional)
Fonds structurel servant d’instrument financier à la Commission européenne pour soutenir sa politique à travers les objectifs (Objectif 2 pour Paca) et les programmes d’initiative communautaire (Interreg pour Paca).
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Interreg (Inter régional)
Programme d’initiative communautaire, alimenté par le Feder, destiné à inciter les coopérations :
• transfrontalières (Italie pour Provence-Alpes-Côte d’Azur) pour le volet III-A ;
• transnationales pour les volets III-B :
- MEDOC (France, Espagne, Italie, Grèce) ;
- Arc alpin (Suisse, Italie, Autriche, Slovénie).
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Leader + (Liaison Entre Acteurs du Développement Régional)
Il concerne la période 2000-2006, fait suite à Leader I (pour la période 91-93) et Leader II (pour la période 94-99). Un groupe d’action locale (correspondant plus ou moins à un pays) propose un programme de développement en milieu rural, souvent centré sur la valorisation des productions ou des richesses locales. Ce programme est financé par le Feoga (autre fonds structurel), dans les zones classées Objectif 2.
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Pays
Créé par la loi Voynet en 1999, après avoir été testé par la loi Pasqua (1995). Territoire présentant une cohérence géographique, économique, sociale et culturelle, le pays exprime une communauté d’intérêts économiques et sociaux et des solidarités entre espace urbain et rural. Il porte un projet commun de développement élaboré par les collectivités territoriales et leurs groupements intercommunaux, en concertation avec les acteurs concernés. C’est aussi un espace référent pour l’organisation des services publics et la coordination des actions de l’Etat en faveur du développement local avec celles des collectivités territoriales et des groupements de communes compétents.
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Plan local d’urbanisme (PLU)
Selon le projet d’aménagement et de développement durable retenu, le PLU précise les îlots, quartiers ou secteurs à restructurer ou réhabiliter, identifie les espaces clefs existants, à créer ou à développer, prévoit les actions et opérations d’aménagement à mettre en œuvre (traitement des espaces et voies publics, entrées de villes, paysages, environnement, lutte contre l’insalubrité, sauvegarde de la diversité commerciale des quartiers et, le cas échéant, renouvellement urbain). Le PLU couvre l’intégralité du territoire d’une ou de plusieurs communes à l’exception des parties couvertes par un plan de sauvegarde et de mise en valeur.
Il fixe les règles générales et les servitudes d’utilisation des sols (interdiction de construire, zones urbaines ou à urbaniser, zones naturelles ou agricoles et forestières à protéger, implantation des constructions). Le PLU doit, s’il y a lieu, être compatible avec les dispositions du schéma de cohérence territoriale, du Schéma de secteur, du Schéma de mise en valeur de la mer et de la Charte du parc naturel régional, ainsi que du Plan de déplacements urbains et du Programme local de l’habitat. Comme pour le POS, le projet de PLU est soumis à enquête publique par le maire et, une fois approuvé, tenu à la disposition du public.
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Plan de déplacements urbains (PDU)
Plan élaboré sur tout ou partie du territoire compris à l’intérieur d’un périmètre de transports urbains, par l’autorité compétente pour l’organisation de ces transports, après avis du ou des conseils municipaux concernés. Le PDU définit les principes généraux de l’organisation des transports publics, de la circulation et du stationnement dans le périmètre de transports urbains. Il a pour objectif une utilisation plus rationnelle de la voiture et assure la bonne insertion des piétons, des véhicules à deux roues et des transports en commun. Compatible avec le Schéma de cohérence territoriale, il est soumis à enquête publique pour la protection de l’environnement.
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Plans d’occupation des sols (POS)
Les POS constituent le document réglementaire de proximité de la planification urbaine. Ils fixent les règles générales et les servitudes d’occupation des sols directement opposables aux tiers. Ils déterminent l’affectation des sols selon l’usage principal qui doit en être fait, délimitent les zones urbaines ou à urbaniser, définissent les règles concernant les constructions, leur destination, leur nature, leur aspect extérieur, leurs dimensions, les emplacements réservés à la voirie ou aux ouvrages publics… Le projet de loi Gayssot prévoit de les remplacer par des Plans locaux d’urbanisme (voir ci-dessus).
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Schéma de cohérence territoriale (Scot)
Document de stratégie d’aménagement remplaçant le schéma directeur.
Le Scot expose un diagnostic établi au regard des prévisions économiques et démographiques et des besoins répertoriés en matière de développement économique, d’aménagement de l’espace, d’environnement, d’équilibre social de l’habitat, de transports, d’équipements et de services et présente le projet d’aménagement et de développement durable retenu pour ces domaines. Il fixe les équilibres à respecter, entre les espaces urbains ou à urbaniser et les espaces naturels, agricoles ou forestiers. Il détermine les espaces et sites naturels à protéger et peut définir les grands projets d’équipement et de services, en particulier de transport. Le Scot prend en compte les programmes d’équipement de l’Etat, des collectivités locales et des établissements et services publics. Il doit être compatible avec les chartes des parcs naturels régionaux. Pour son exécution, le Scot peut être complété en certaines de ses parties par des schémas de secteur qui en détaillent et en précisent le contenu.
Le programme local de l’habitat, le PDU, le schéma de développement commercial, le PLU, le Plan de sauvegarde et de mise en valeur, la carte communale, les opérations foncières et les opérations d’aménagement doivent être compatibles avec les Scot et les schémas de secteur.
Textes de référence : Articles L 122-1 et suivants du code de l’urbanisme.
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Loi sur la Solidarité et le Renouvellement Urbains (SRU)
Loi SRU n°2000-1208 du 13 décembre 2000 (JO du 14/12/2000)
Refonte des règles de l’urbanisme et de l’aménagement foncier, pour préparer la ville française du 3e millénaire…
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Syndicat intercommunal à vocation multiple (Sivom) / Syndicat intercommunal à vocation unique (Sivu)
Établissement public créé par une association de communes pour gérer un ou des service(s) commun(s), et leur permettre de réunir leurs moyens pour réaliser des investissements ou des actions que seules elles n’auraient pu mettre en œuvre. Ces objectifs (définis par chaque Sivu ou Sivom) visent généralement à améliorer des équipements (assainissement, eau potable, télévision, voirie), et/ou à favoriser le développement local.
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Zone d’aménagement concerté (ZAC)
Les zones d’aménagement concerté sont des zones à l’intérieur desquelles une collectivité publique ou un établissement public y ayant vocation décide d’intervenir pour réaliser ou faire réaliser l’aménagement et l’équipement des terrains. Les ZAC constituent des zones exclues du champ d’application des POS et possèdent leurs propres règles.
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