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Bilan Annuel 2004

La reprise des investissements étrangers
se confirme

Selon l'Agence française pour les investissements étrangers, les projets et les créations d'emplois qui y sont associées ont augmenté en 2004. La région Paca accroît son attractivité.

Par Amandine Place

L'Agence française pour les investissements internationaux (Afii, Paris) a communiqué les chiffres 2004 des investissements étrangers en France. “Les chiffres confirment la reprise enregistrée l'année précédente : 583 projets ont été annoncés (+ 6,6% par rapport à 2003). Ils permettront la création ou le maintien de 29 578 emplois (+ 8,2%)”, indique l'agence, qui a été confrontée à une sérieuse chute des investissements étrangers après l'an 2000. Les investissements en provenance d'Europe occidentale sont toujours prépondérants (58% des créations d'emploi espérées, contre 32% issus de l'Amérique du Nord). Si l'on mène une analyse détaillée par pays, on peut observer un renforcement de la position américaine, premier investisseur en France (30% des créations d'emplois espérées). En deuxième place, on trouve l'Allemagne, suivie de la Suède (dopée par un important projet de reprise), du Royaume-Uni, du Japon et du Canada. Les investissements d'origine asiatique, plus faibles, ne dépassent pas 10% du total des créations d'emplois. Cependant, les flux en provenance du Japon sont en en hausse, et ceux de la Chine populaire marquent une forte progression.
Hautes technologies, industries manufacturières traditionnelles : les secteurs qui attirent ces investissements sont variés, mais “les fonctions tertiaires sont à l'origine d'un emploi sur deux”, note l'Afii, qui relie ce phénomène au dynamisme des projets de prestations de services et aux centres de recherche et développement. Les extensions de sites existants constituent toujours “la plus forte source de créations d'emplois dans le pays”, même si les créations et les reprises progressent.
Les cinq premières régions d'accueil des investissements étrangers se partagent plus de la moitié des investissements étrangers en France (62% des projets et 59% des emplois). Respectivement première et deuxième au classement des régions les plus attractives, l'Ile-de-France, avec 4 994 emplois escomptés, et Rhône-Alpes, avec 4 401 emplois totalisent près de 32% du total et renforcent leur prééminence. Elles sont suivies de la Lorraine (2 886 emplois), Midi-Pyrénées (2 663) et Provence-Alpes-Côte d'Azur (2 583), qui progresse. Pour arriver à une vue plus réaliste de l'attractivité des différentes régions, l'Afii met en lien les créations d'emplois et la population active régionale. Selon cet indicateur, Paca remonte dans le classement des régions. Dans l'ordre, les meilleures performances sont ainsi réalisées par la Lorraine, Midi-Pyrénées, Rhône-Alpes, la Champagne-Ardenne, Paca, l'Alsace, la Bourgogne, le Poitou-Charentes et le Centre.

47 projets d'investissements étrangers en Paca

De 32 projets d'investissements en 2003, la région est passée à 47 projets en 2004, ce qui la place au 4e rang pour le nombre de projets (5e en 2003) et 5e pour le nombre d'emplois créés ou maintenus (7e en 2003). 17 projets émanent des Etats-Unis, à l'image de la tendance observée au plan national. Cette année, l'Allemagne conserve sa 2e place (sept projets) mais la partage avec les pays nordiques. Dans 70% des cas, les projets sont des créations d'entreprises qui “donneront lieu à la création ou au maintien de 2 583 emplois”, indique la Mission de développement économique régional (MDER), relais local de l'Afii. “La progression est significative : en 2003, Provence-Alpes-Côte d'Azur tablait sur 1 700 emplois issus d'investissements étrangers. L'année 2004 se situe donc parmi les meilleures de ces dix dernières années, sachant que 1995 et 2000 ont été marquées par le caractère exceptionnel des investissements dans la microélectronique”, reprend la MDER. Bien que les secteurs bénéficiaires soient assez hétéroclites, les TIC (38%), les services (23%) et le transport-stockage-BTP (23%) rassemblent la majorité des projets, ce qui confirme le positionnement tertiaire de la région. L'industrie traditionnelle canalise, quant à elle, 12% des projets.
La première décision d'investissement à mentionner est celle d'Atmel à Rousset dans les Bouches-du-Rhône. Le fabricant américain de puces, qui réduit la voilure à Nantes, doit injecter “plusieurs centaines de millions de dollars” pour conforter le site dans le domaine des mémoires non volatiles pour les technologies embarquées et les technologies Flash. “Une décision qui implique le recrutement de plus de 400 personnes, essentiellement des ingénieurs”, ajoute la MDER. Dans le Vaucluse, un projet est synonyme d'emplois : celui d'Eurosilicones, qui prévoit une importante extension de son site d'Apt. Ce fabricant de prothèses mammaires et implants en silicone, passé dans le giron américain, prévoit 345 nouveaux emplois. La logistique n'est pas en reste : l'extension de Katoen Natie à Saint-Martin-de-Crau (13) doit déboucher sur 100 emplois de plus.
Les Alpes-Maritimes captent aussi des investissements significatifs, avec l'extension des laboratoires de dermatologie Galderma, qui annoncent 100 nouveaux emplois pour l'extension de leur centre de recherches. Applied Micro Circuits Corporation (AMCC), société américaine spécialisée dans les convertisseurs de signaux optiques et électroniques destinés aux télécommunications, a décidé de créer un site de fabrication de 85 emplois à Sophia-Antipolis.

 

Nombre de projets et d’emplois/région
Nombre d’emplois pour 1 000 actifs/région

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